Business

Bus autonomes : le Lyonnais Navya s’établit en Asie

Les lyonnais commencent tout juste à s’y habituer. Des véhicules sans volant, pédale ni conducteur, traversant la zone d’activité des Gaulnes ou circulant en direction du stade Groupama Stadium. Ces navettes électriques sans chauffeur sont l’œuvre de Navya, le spécialiste lyonnais des systèmes de conduite autonome. Né et développé à Villeurbanne, ses modèles sont fabriqués à Vénissieux, aux portes sud de la métropole. Outre son siège technique à la Défense, la start-up possède une filiale au Michigan : une infrastructure inévitable pour bénéficier du cachet Made in America nécessaire pour vendre ses navettes aux collectivités américaines. Prochaine étape : l’Asie où Navya va prochainement installer une filiale et un site de production.

Car si Navya a mûri ses véhicules sur les routes du vieux continent, c’est définitivement en Extrême-Orient que l’entreprise perçoit son avenir. En ligne de mire : la Corée du Sud, le Japon et la Chine. Des Etats avec lesquels Navya a déjà noué des partenariats et des expérimentations par le passé. “On retrouve des critères endogènes à ces différents marchés, explique Arnaud Rouault, avant de détailler : des fonds disponibles conséquents, des États qui investissent et soutiennent ces solutions technologiques, avec des discussions plus rapides et des ambitions plus élevée qu’en Europe. Il y a également un vieillissement de la population, et donc un besoin d’apporter des solutions en termes de mobilité. Quand vous additionnez ces raisons, le tropisme asiatique est évident : ce sera notre région de croissance privilégiée dans les prochaines années.

Neuf heure d’autonomie

Preuve de son investissement dans la région, Navya ouvrira prochainement une filiale dans la cité- État de Singapour. “C’est acté, nous envoyons nos premiers employés dans les semaines qui viennent”, assure Arnaud Rouault. Pourquoi Singapour ? Une question de simplicité juridique et de rayonnement logistique répond Navya. “Nous ne nous limitons pas à Singapour, nous envisageons par la suite d’ouvrir d’autres bureaux à Séoul ou Tokyo, où nous avons d’autres partenaires et opportunités de business forts“, précise Albane Garnier, responsable de la communication de l’entreprise. La start-up lyonnaise implantera également un site de production à proximité de Busan, dans le creuset de l’industrie automobile sud-coréenne. “Notre dernier actionnaire est le groupe coréen Esmo Corporation, qui a injecté 20 millions et a l’ambition de fabriquer des navettes pour répondre au marché asiatique”, indique Arnaud Rouault.

Comment fonctionne cette technologie qui veut s’enraciner en Asie ? Côté capacité, les navettes peuvent transporter jusqu’à 16 passagers, à une vitesse de 25 km/h, et une autonomie de 9 heures de trajet alimentée par des piles au lithium. Question fonctionnement, la technique nécessite une préparation spécifique à chaque nouvelle commande. En amont de tout déploiement, une équipe de Navya doit s’assurer que les conditions de l’environnement visé sont idéales pour les navettes autonomes : ouverture au ciel pour la réception du signal GPS, absence de tunnel, vitesse et conditions de circulation sur les voies empruntées… “Une fois que cette analyse est faite, nous lançons une phase de déploiement, avec une équipe qui va aller scanner méthodiquement le parcours. Puis nos ingénieurs créent numériquement l’itinéraire de la navette.” Au quotidien, les véhicules autonomes perçoivent leur environnement à travers des capteurs de LiDAR, qui analysent leur environnement par télédétection, et le compare au parcours préenregistré et à sa position GPS pour déterminer sa vitesse et ses prochains déplacements. Une réflexion et des prises de décisions chapeautées par son logiciel de conduite Navya Driver. Ces fonctionnalités ont su interpeller des acteurs internationaux à la recherche de navette autonomes : fin 2019, Navya comptabilisait une flotte de 160 véhicules déployés à travers 22 pays.

150 000 à 300 000 euros 

Quels prix pour ces bijoux de technologie ? Pour une navette de dernière génération, il faut débourser 300 000 euros pièce en prix public, et 150 000 euros pour celles des générations précédentes. Il faudra encore mettre la main au portefeuille pour souscrire aux services de Navya : déplacement sur site pour cartographier l’environnement, créer le parcours de la navette et la déployer. “Les coûts varient, généralement de 10 000 à 40 000 euros, en fonction de la complexité du site, du nombre de navettes et de la longueur du parcours… détaille Arnaud Rouault. Le prix va également dépendre des compétences que nous transmettons à nos partenaires : l’opération des navettes, la maintenance, la supervision, et le déploiement.” Restera encore les services récurrents : contrat de maintenance, gestion de projet opérationnel, call centers et licence du Navy Driver… Sois de 2 000 à 4 000 euros par mois et par navette. Le prix de la Frenc Touch.

Les lyonnais commencent tout juste à s’y habituer. Des véhicules sans volant, pédale ni conducteur, traversant la zone d’activité des Gaulnes ou circulant en direction du stade Groupama Stadium. Ces navettes électriques sans chauffeur sont l’œuvre de Navya, le spécialiste lyonnais des systèmes de conduite autonome. Né et développé à Villeurbanne, ses modèles sont fabriqués à Vénissieux, aux portes sud de la métropole. Outre son siège technique à la Défense, la start-up possède une filiale au Michigan : une infrastructure inévitable pour bénéficier du cachet Made in America nécessaire pour vendre ses navettes aux collectivités américaines. Prochaine étape : l’Asie où Navya va prochainement installer une filiale et un site de production.

Car si Navya a mûri ses véhicules sur les routes du vieux continent, c’est définitivement en Extrême-Orient que l’entreprise perçoit son avenir. En ligne de mire : la Corée du Sud, le Japon et la Chine. Des Etats avec lesquels Navya a déjà noué des partenariats et des expérimentations par le passé. “On retrouve des critères endogènes à ces différents marchés, explique Arnaud Rouault, avant de détailler : des fonds disponibles conséquents, des États qui investissent et soutiennent ces solutions technologiques, avec des discussions plus rapides et des ambitions plus élevée qu’en Europe. Il y a également un vieillissement de la population, et donc un besoin d’apporter des solutions en termes de mobilité. Quand vous additionnez ces raisons, le tropisme asiatique est évident : ce sera notre région de croissance privilégiée dans les prochaines années.

Tags

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button
Close
Close