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Dans ce quartier parisien, les dealers coupent l’électricité pour mener leur trafic tranquillement

“Pour pouvoir faire leur business dans le noir, ils ont pété le bloc EDF qui alimente l’électricité de la rue.” La confession vient d’un policier, sous anonymat, dans les colonnes du Parisien. Cet agent travaille dans le district dans lequel on retrouve la cité Reverdy, dans le XIXe arrondissement de Paris. Considérée comme l’une des plaques tournantes du trafic de crack ces dernières années, elle était plus calme depuis l’arrestation de plusieurs dealers, il y a deux ans. Mais le principal organisateur du trafic de stupéfiants est sorti de prison il y a peu et aurait décidé de revenir en terrain connu pour relancer son business.

Pour cela, les trafiquants plongeraient régulièrement le quartier dans le noir en s’en prenant aux lampadaires. “Il y a eu pas mal de signalements de pannes, particulièrement en août”, confirme au Parisien un porte-parole d’Evesa, la société de gestion et d’entretien de l’éclairage public à Paris. “Le remplacement des coffrets d’alimentation vandalisés par du matériel plus robuste dépend de la Ville. Des discussions sont en cours avec la mairie en ce sens”, ajoute-t-il, alors que les lampadaires de la rue Reverdy et du passage Vincent-Scotto ont été réparés lundi 14 septembre.

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“On ne donne pas assez de moyens aux policiers”

Menacé de mort par les dealers, le gardien de ce quartier HLM, qui appartient à la Régie immobilière de la ville de Paris, est en arrêt maladie et va être exfiltré par son employeur pour des raisons de sécurité. Un témoin raconte au Parisien que les dealers ont déjà fait venir un faux technicien Internet et un faux serrurier, pour avoir accès aux sous-sols ou à des locaux de la cité. “La BAC (brigade anticriminalité) du XIXe fait pourtant souvent des descentes”, selon un témoin, qui défend le travail des forces de l’ordre. “Ce quartier est négligé. On ne donne pas assez de moyens aux policiers. Il faudrait les équiper de caméras tactiques, invisibles”, ajoute toutefois une personne proche du dossier. Actuellement, le trafic de drogue rapporterait 2.000 euros par jour aux trafiquants de la cité Reverdy, contre 8.000 euros il y a quelques années.

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