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Julian Alaphilippe, encore un coup d’épée dans l’eau

On savait Julian Alaphilippe résolument tourné vers un cyclisme offensif depuis le début de sa carrière. C’est peu dire qu’il a couru fidèle à lui-même ses derniers jours. Ou presque. Echappé une nouvelle fois aujourd’hui entre Grenoble et le Col de la Loze, à Méribel, il n’a toujours pas tenu jusqu’au bout pour accrocher une deuxième victoire d’étape à sa musette après celle de Nice, au soir de la deuxième étape.

A l’attaque sur (presque) toutes les étapes

Lâché à 12 kilomètres du sommet du Col de la Loze (21,4 km à 7,7%) par Richard Carapaz et Gorka Izagirre, Julian Alaphilippe a dû se résoudre une nouvelle fois à baisser les bras. Il avait pourtant accéléré dans la descente du Col de la Madeleine (15,8 km à 8,1%), son terrain de jeu favori, lui l’artiste-équilibriste sur son vélo. Mais aujourd’hui, pas plus qu’hier dans la Montée de Saint-Nizier-du-Moucherotte (12,4 km à 6,3%), il n’a pas pu suivre le rythme imposé par ses compagnons d’échappés. Richard Carapaz et Lennard Kämna hier, encore l’Equatorien aujourd’hui accompagné de Gorka Izagirre…

Finalement, depuis que le Français a perdu son maillot jaune à Privas au soir de la septième étape pour une erreur évitable, il n’a jamais cessé de se battre pour sauver son Tour de France 2020. Lors de la 12e étape, il était dans la bonne échappée, celle qui a été au bout, mais n’avait pas pu tenir le tempo face au Suisse Marc Hirschi qui s’imposait. Le lendemain, pas échaudé par le scénario de la veille, “Alaf” partait encore dans le groupe de tête dont Daniel Martinez – futur vainqueur de l’étape au Puy Mary – était issu, mais trop court, il avait fini à une discrète 34e place à plus de dix minutes du Colombien.

Même le profil parfait de Lyon ne lui a pas réussi

A Lyon, sur un profil taillé sur mesure pour un puncheur comme lui, il a déclenché une attaque foudroyante dont il a le secret à la Crois-Rousse. Mais pas aussi tranchant qu’à son habitude, le natif de Saint-Amand-Montrond n’arrivait pas à creuser l’écart sur le peloton. Encore à l’oeuvre hier sur la 16e étape, Julian Alaphilippe répondait à la première accélération de Carapaz mais pas à la deuxième. Trop court. Encore une fois.

C’est finalement un résumé de la saison frustrante de Julian Alaphilippe, un peu ensoleillé par sa victoire d’étape à Nice et le port du maillot jaune pendant trois jours. Revenons quelques semaines en arrière. Aux Strade Bianche, course de reprise qu’il avait gagnée l’année dernière, il avait crevé pas moins de six fois. Impossible alors de défendre ses chances. Une semaine plus tard, sur Milan – San Remo, il était tombé sur plus fort que lui en s’inclinant au sprint face à Wout Van Aert. Julian Alaphilippe est désormais tourné vers les Mondiaux d’Imola où il sera la tête de file de l’équipe de France dévoilée ce mercredi par Thomas Voeckler.


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