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le CNOSF reconnaît sa “maladresse” après avoir publié un tweet pour dénoncer des tags racistes

Les photos qui accompagnent le tweet reprenaient les graffitis racistes retrouvés sur les clôtures de l’Insep pour les changer en éloges.

Biffer des insultes racistes pour les transformer en compliments. Le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 (CNOSF) a créé la controverse, mardi 30 juin, en publiant sur son compte Twitter plusieurs images destinées à dénoncer les inscriptions racistes découvertes deux jours plus tôt sur trois photos d’athlètes qui ornent la clôture autour de l’Insep de Paris. Contacté par franceinfo, le CNOSF reconnaît une “maladresse” et présente ses “excuses”.

A la mi-journée, le compte Twitter de l’organisation des Jeux de 2024 a publié un message invitant les internautes à ne pas laisser le “racisme avoir le dernier mot”, suivi #TousUnisContreLaHaine. Les photos qui accompagnent le tweet reprenaient les graffitis racistes retrouvés sur les clôtures de l’Insep pour les changer en éloges. Les injures qui barraient les photos du judoka Teddy Riner et de l’athlètre Dimitri Bascou sont ainsi devenues “génie” et “roi”.

Problème : de nombreux internautes ignoraient tout de l’existence de ces tags racistes, et ont été outrés par la communication du CNOSF. D’autres ont reproché au Comité olympique d’avoir donné de la visibilité aux graffitis.

“Comme toute la communauté sportive et au-delà, nous avons été indignés, choqués, par la découverte de ces inscriptions racistes”, explique le CNOSF à franceinfo.

En reprenant ces visuels, nous avons voulu ne rien cacher du racisme, montrer ce qu’il a de plus laid.le CNOSFà franceinfo

“Sur ces inscriptions insupportables, on a voulu apporter une correction, rétablir la vérité contre la haine : ces athlètes sont notre fierté, ils font rayonner la France et nous rassemblent”, ajoute le Comité. L’instance reconnait toutefois avoir “sans doute été maladroite”. “Nous sommes passés à côté de quelque chose, et nous présentons nos excuses pour cela”, indique un porte-parole, qui précise que “si c’était à refaire, nous ferions différemment”. Et de conclure : “ce qui est certain, c’est que nous ferions quelque chose. Ne rien laisser passer, défendre jusqu’au bout les valeurs d’inclusion, de tolérance et de fraternité qui sont celles de l’olympisme, c’est notre ligne de conduite et ça le restera”.

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