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le plan de relance franco-allemand est un “premier pas symbolique en termes de volume” estime David Cormand

Pour le député européen EELV, invité de franceinfo, lundi 18 mai, ce plan est toutefois “très en deçà de ce qu’il faudrait faire”.

Le plan de relance de 500 milliards d’euros proposé lundi 18 mai par Emmanuel Macron et Angel Merkel pour face à l’impact économique en Europe du nouveau coronavirus “n’est pas à la hauteur”, a réagi lundi 18 mai sur franceinfo le député européen EELV David Cormand. L’eurodéputé note un “premier pas symbolique en termes de volume” mais qui est “très en deçà de ce qu’il faudrait faire”. “Ce premier pas est qu’il y aurait un endettement partagé qui ne serait pas remboursé directement par les États qui en bénéficieraient, mais par l’ensemble des 27”, souligne David Cormand. Mais il estime que 500 milliards d’euros, “ce n’est rien”, comparé à “la baisse du PIB sur le territoire de l’Union” qui est de “au moins 1 000 milliards”. “Si on veut faire à la fois de la résilience et un plan de transition, écologique de notre économie, c’est plutôt 5 000 milliards dont il faut parler.”

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David Cormand réfute l’idée qu’en Europe il y aurait “les pays fourmis et les pays cigales. Ça laisse entendre qu’il y aurait les dépensiers insensés et les bons gestionnaires”. Il cite l’exemple des Pays-Bas, “un paradis fiscal qui bénéficient de leur appartenance à l’Union européenne, et font du dumping fiscal. Ils accueillent sur leur territoire des entreprises pour qu’elles payent moins d’impôts, y compris des entreprises européennes, alors qu’ils bénéficient d’être dans le marché européen”. L’eurodéputé suggère de dire à ces pays, “Ce n’est pas fromage et dessert. Vous ne pouvez pas à la fois bénéficier de cette première économie mondiale qui est l’Europe pour faire du dumping fiscal pour capter des recettes, et dire, quand il s’agit d’être solidaire, il n’y a plus personne”. Il demande à l’Europe de “durcir le ton”.

David Cormand a également noté qu’Angela Merkel a parlé de “moment de bascule au niveau de l’Union européenne”. Selon lui, “soit on reste dans le statu quo individualiste, soit on passe à une véritable solidarité”. “On en est au tout début de ce qu’il faudrait faire si on veut que l’Union soit véritablement l’arme de la transition dont on a besoin pour le monde de demain”, martèle l’eurodéputé.

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