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“Le profil des cyclotouristes a changé avec le Covid, il rajeunit” pour la Fédération française de cyclotourisme

Faire du cyclotourisme ne nécessite pas forcément d’être très sportif et séduit de plus en plus les gens qui ont adopté le vélo pour se déplacer dans leur quotidien.

Coup de jeune sur le cyclotourisme. C’est Isabelle Gautheron, la directrice technique nationale de la Fédération française de Cyclotourisme et médaillée de bronze aux Championnats du monde de vitesse en 1989 qui l’affirme mardi 11 août sur franceinfo : “Le profil des cyclotouristes a changé avec le Covid, il rajeunit”. Selon elle, le cyclotourisme attirait jusque-là principalement des jeunes seniors, et cet été, ce sont davantage des familles avec de jeunes parents.

Constatez-vous un engouement particulier pour le cyclotourisme cet été ?

On le constate beaucoup parce qu’on en parle beaucoup. Le cyclotourisme, c’est quand même une pratique qui connaît une mode depuis déjà une bonne dizaine d’années, mais cette année, on en parle beaucoup du fait des conditions sanitaires. Le profil des cyclotouristes a changé avec le Covid. Avant, le cyclotouriste, c’était une personne d’âge moyen, de 55-60 ans, qui partait seule, de catégorie sociale intermédiaire. Alors qu’avec le Covid, on a des gens qui partent en voyage, qui partent en vacances sur des courtes durées en famille, avec la remorque, en camping. Ca se rajeunit. (…) Les nouvelles pratiques profitent également au cyclotourisme parce qu’on voit bien que les gens qui vont commencer à faire du vélo dans le cadre de leurs déplacements au quotidien pour aller travailler, pour aller faire leurs courses, pour éviter de prendre les transports en commun ou tout simplement éviter la voiture par mesure écologique, à un moment ou un autre, vont vouloir aller au-delà de la distance pour aller au travail ou pour rester en ville. Ils viendront au cyclotourisme tout naturellement.

Tout le monde peut-il faire du cyclotourisme ou faut-il être un grand sportif ?

On n’a pas du tout besoin d’être en forme olympique. On a surtout besoin de pratiquer un petit peu de vélo régulièrement. Et puis, on a besoin d’avoir envie de se faire plaisir, d’avoir envie de prendre le temps de regarder ce qu’il y a autour de nous.

Le cyclotouriste, c’est quelqu’un qui va contempler le paysage, qui va s’arrêter voir le patrimoine. Isabelle Gautheron, la directrice technique nationale de la Fédération française de Cyclotourisme

On va s’arrêter pour aller déguster dans un bon restaurant, ou en Bourgogne un bon vin avec modération. Donc on n’a pas besoin d’être en forme, mais par contre, on a quand même besoin d’être en bonne santé.

Pensez-vous que cet engouement pour le cyclotourisme est parti pour durer ?

L’engouement, on le voit depuis dix ans à peu près avec deux phénomènes : la culture du vélo qui revient un peu comme dans les années 1920 où le vélo était un loisir bourgeois, on retrouve un engouement avec le vélo qui s’installe en ville, et puis là, avec le Covid, avec aussi le phénomène des grèves SNCF au mois de décembre, on a eu un boom du vélo. Ce qu’il faut voir, c’est ce qui va se passer cet hiver. Est-ce que les gens vont faire autant de vélo qu’ils en font aujourd’hui ? En ce moment, on a un temps idéal, un peu trop chaud quand même mais qui est propice pour faire du vélo. Il faut laisser passer l’hiver et voir si, au mois de mars, l’année prochaine, on a les mêmes pratiques.

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