Tech

Nouveau monde. Jusqu’où ira le bras de fer entre Donald Trump et les réseaux sociaux ?

L’un des messages de Donald Trump sur Twitter sur les émeutes de Minneapolis (Minnesota). (OLIVIER MORIN / AFP)

Après avoir été retoqué publiquement par Twitter la semaine dernière, Donald Trump veut changer le statut des réseaux sociaux. Tout est parti de tweets du président américain la semaine dernière, signalés par Twitter comme étant des fake news.

Rappel des faits. Mardi 26 mai, deux tweets dans lesquels Donald Trump affirmait que les élections par correspondance en Californie étaient frauduleuses se sont vus retoqués par Twitter avec une mention : “Prenez connaissance des faits”, et des liens vers des articles de CNN et du Washington Post. Jeudi 28, autre tweet du président, appelant cette fois à la répression à Minneapolis, et une mention ajoutée par Twitter signifiant qu’il s’agissait d’un appel à la violence. Par deux fois, Twitter s’est donc “payé” le président américain.

Aussitôt, Donald Trump a sorti son stylo de Président et a signé un décret visant à modifier une loi américaine de 1996 sur le statut des réseaux sociaux, l’article 230 du Decency Act. Ce texte fondateur du droit d’internet aux États-Unis dit que les plateformes ne peuvent pas être attaquées pour des contenus publiés par des utilisateurs car elles n’en sont pas responsables, vu qu’elles sont hébergeurs et pas éditeurs. Mais pour Donald Trump, Twitter a outrepassé ce rôle lorsqu’il s’est mis à jugé de la valeur de ses tweets ; et donc il peut être attaqué et poursuivi. Donald Trump brandit l’étendard de la liberté d’expression. Selon des juristes américains, le décret a peu de chances d’aboutir car ce n’est pas au Président de décider de ça mais au Congrès des États-Unis.

La question est de savoir si Twitter compte aller plus loin et si le PDG de Twitter, Jack Dorsey, agit ainsi pour une question de principe ou pour s’offrir un bras de fer avec le président américain. De son côté, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, est sur une ligne complètement différente puisqu’il ne veut surtout pas avoir l’air de juger des contenus, notamment politiques. Cependant, cette position de Zuckerberg ne fait pas l’unanimité chez Facebook où des employés lui reprochent de ne pas vouloir modérer les messages de Donald Trump.

Que va-t-il se passer dans les mois à venir ? Derrière cela, il y a l’élection présidentielle américaine. On sait que les campagnes électorales se jouent aujourd’hui en grande partie sur les réseaux sociaux.

Tags

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button
Close
Close