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un futur entrepôt près du pont du Gard cristallise les tensions

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Avec un million de touristes par an, le pont du Gard, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, est l’un des sites touristiques les plus prestigieux de France. Un vestige de l’époque romaine que pourrait bientôt côtoyer un géant du e-commerce : Amazon. Dans une vaste plaine au milieu des vignes, 14 hectares idéalement situés, il y aura bientôt ici un centre de tri de colis pour l’entreprise américaine. Un bâtiment critiqué par l’Adere (association pour le développement de l’emploi dans le respect de l’environnement), qui dénonce son impact écologique, mais aussi les méthodes d’Amazon. Pour cause, pendant des mois, le projet a progressé en catimini. Sur tous les documents de la mairie de Fourès (Gard), y compris le permis de construire, Amazon n’apparaît jamais, mais plutôt Argan, une société qui construit puis loue des entreprises.

L’association pointe aussi les conditions de vente des terrains. Certains appartenaient à des élus ou à leurs proches. Ils ont accordé le permis de construire tout en vendant leurs terres à des prix supérieurs à la moyenne. Pour les opposants, il s’agit d’un conflit d’intérêts. Ils ont donc porté plainte. Visé par cette accusation, le maire du village, Thierry Boudinaud (SE) nous reçoit, accompagné d’autres élus. Il soutient l’arrivée d’Amazon, ses 200 emplois et surtout les 200 000 euros de taxes foncières annuelles. Pour lui, cette plainte est sans fondements. Un premier permis de construire a été annulé par la préfecture, un second a été revoté sans la participation des élus ayant vendu leur terrain, mais le projet est toujours bloqué par un autre recours en justice. Un projet qui agace bien au-delà du village. 400 à 500 camions par jour doivent passer par un rond-point, accès principal au pont du Gard, future entrée d’un parc naturel régional. Les professionnels du tourisme ne veulent pas d’Amazon. Contactée, Amazon ne commente pas cette polémique. D’ici à 2021, l’entreprise souhaite créer huit à onze entrepôts similaires dans tout l’Hexagone.

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